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Bigorexie : comprendre l'addiction au sport en 2026

Conseils pratiques12 mai 20267 min de lecture
Bigorexie : comprendre l'addiction au sport en 2026

L'ancien champion du monde de football Bixente Lizarazu a confié dans sa biographie Mes Prolongations être touché par la bigorexie. Chez Assur Coach Sportif, nous avons voulu en savoir un peu plus sur cette maladie encore méconnue et sur les risques qu'elle fait peser sur les pratiquants comme sur leurs coachs.

En résumé

  • La bigorexie, reconnue par l'OMS en 2011, désigne une dépendance à l'activité physique se manifestant dès 90 minutes d'entraînement quotidien, soit environ 10 heures par semaine.
  • Contrairement aux idées reçues, elle touche surtout les sportifs amateurs, moins encadrés que les professionnels face à cette addiction.
  • Ses causes sont multiples : épreuves d'endurance extrême, technologies de suivi, communautés en ligne, identification aux champions et médiatisation des records.
  • Le test de l'Exercise Addiction Inventory (EAI) permet d'évaluer rapidement son propre niveau de dépendance et de prendre du recul sur sa pratique.

Qu'est-ce que la bigorexie ?

La bigorexie a été reconnue par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2011, alors qu'elle avait pourtant été décelée dès les années 1990. Elle correspond à une dépendance à l'activité physique, autrement dit à une suractivité sportive qui échappe au contrôle de la personne.

Concrètement, la bigorexie se manifeste par 90 minutes d'entraînement sportif ou plus par jour, soit environ 10 heures d'activité sportive par semaine. À travers cet article, nous vous proposons des éléments informatifs afin que vous puissiez prendre un certain recul par rapport à votre pratique et/ou celle de vos clients.

Qui est réellement touché ?

Le constat majeur est que la bigorexie touche notamment les sportifs amateurs. Même si les sportifs de haut niveau et les professionnels pratiquent du sport à haute intensité, ils disposent d'un encadrement et d'un dispositif médical pour répondre à cette addiction.

Les amateurs, eux, évoluent souvent sans accompagnement spécialisé. C'est ce qui les rend particulièrement vulnérables : la frontière entre passion saine et dépendance peut alors se franchir sans qu'ils en aient conscience.

Les causes de la bigorexie

Les causes de cette maladie sont multiples. On peut citer l'émergence des épreuves d'endurance extrême, la multiplication des activités sportives, le développement de la technologie (montres GPS, capteurs), l'essor des communautés sportives via les applications, l'identification aux champions, ainsi que la médiatisation des records et du dépassement de soi. Tous ces éléments participent, dans un certain sens, au développement de la bigorexie dans le sport.

Aujourd'hui, nous connaissons tous une personne qui a commencé par une simple course à pied, puis un semi-marathon, un marathon, pour finir par un ultra-trail. Ou encore, dans les salles de sport, quelqu'un vient une séance, puis deux, puis trois, et finit par s'y rendre tous les jours avec des séances de plus en plus longues.

L'addiction à l'activité sportive peut s'installer très rapidement. En effet, le sportif progresse vite au début, ce qui le pousse à intensifier sa pratique pour progresser encore plus vite. Plus il s'entraîne, plus il entre dans une sorte de communauté où les performances et l'identification aux champions prennent de l'importance. Le risque est alors que la personne s'enferme dans cette pratique.

Quelles conséquences au quotidien ?

Les conséquences peuvent être terribles. Toute la vie de la personne finit par tourner autour du sport : les vacances, l'alimentation, l'emploi du temps, les loisirs et même la vie sociale sont organisés en fonction de la pratique sportive.

Ce déséquilibre progressif fragilise les relations familiales et amicales, et peut conduire à un épuisement physique comme psychologique. Repérer ces signaux à temps est essentiel, aussi bien pour le pratiquant que pour le coach qui l'accompagne.

Le test EAI pour s'auto-évaluer

Pour compléter cet article, nous vous proposons le test de l'Exercise Addiction Inventory (EAI), élaboré par Terry et ses collaborateurs en 2004. Les réponses sont cotées sur 5 niveaux : 1 (pas du tout d'accord), 2 (pas d'accord), 3 (ni d'accord ni pas d'accord), 4 (d'accord) et 5 (tout à fait d'accord). Un score supérieur à 24 indique un sujet considéré comme à risque.

Les six affirmations à évaluer sont les suivantes : l'exercice est ce qui compte le plus dans ma vie ; des conflits ont surgi avec ma famille à propos de mon entraînement ; l'exercice est un moyen de modifier mon humeur ; j'ai augmenté continuellement mon niveau d'entraînement journalier ; si je rate un entraînement, je me sens de mauvaise humeur et irritable ; si je réduis ma quantité d'exercice, je finis toujours par reprendre mon entraînement au même niveau qu'auparavant.

Assur Coach Sportif vous accompagne

La bigorexie rappelle à quel point la pratique sportive doit rester encadrée et équilibrée, qu'il s'agisse de votre propre activité ou de celle de vos clients. En tant que coach, sensibiliser les pratiquants à ces risques fait pleinement partie de votre mission de professionnel.

Quelle que soit l'activité proposée, Assur Coach Sportif est présent pour vous assurer, avec une couverture qui s'étend aujourd'hui à plus de 70 activités sportives. Vous exercez ainsi votre métier en toute sérénité, protégé face aux aléas de votre pratique.

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Pascal

Rédacteur Assur Coach Sportif

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